Dites adieu aux frites graisseuses | Ophea.net

Dites adieu aux frites graisseuses

Vendredi, Avril 23, 2010 - 17:24

Dites la vérité. Si vous aviez le choix, que préféreriez vous? Une appétissante coupe glacée, nappée de fondant au chocolat chaud, ou une barre de céréales? Un double hambourgeois au fromage ou une double portion de légumes verts? Pour un grand nombre d’entre nous, il est plus difficile de s’alimenter sainement qu’à première vue, surtout face à d’abondantes tentations. Mais, grâce à la nouvelle Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles (PPN 150), publiée le 15 janvier 2010 par le ministère de l’Éducation, les choix alimentaires responsables vont devenir beaucoup plus faciles pour tous les élèves de l’Ontario.

Élaborée en collaboration par les ministères de la Promotion de la santé, des Services à l’enfance et à la jeunesse et de l’Agriculture, l’Alimentation et les Affaires rurales, cette nouvelle politique incarne les principes de l’alimentation saine exposés dans le Guide alimentaire canadien. Elle stipule que 100 % des aliments vendus tous les jours dans les écoles publiques ontariennes appartiendront aux catégories « Vendre le plus » et « Vendre moins » (voir leurs définitions ci dessous). En d’autres termes, le choix plus fréquent d’aliments nutritifs ne sera pas seulement encouragé : il fera partie intégrante de la culture de chaque école ontarienne — ce qui nous réjouit au plus haut point chez Ophea. « Ophea, qui, comme le gouvernement, œuvre au service des écoles saines et des communautés saines, pense que la nouvelle Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles de l’Ontario est une mesure d’une importance fondamentale qui promouvra la philosophie et les attentes du programme-cadre révisé d’EPS. Elle rendra le milieu d’apprentissage plus sain, ce qui aidera les élèves à réaliser entièrement leur potentiel », selon Chris Markham, président directeur général d’Ophea.

L’alimentation saine améliore la santé et l’apprentissage...

Ce calcul est très simple : comme une année scolaire Le lien entre l’amélioration de la santé et les résultats compte normalement 195 jours d’école, c’est à l’école que d’apprentissage a été démontré à maintes et maintes les élèves prennent la majorité de leurs dîners. Qu’ils soient reprises, ainsi que les relations entre une mauvaise achetés dans les cafétérias ou que les élèves les apportent alimentation et les maladies chroniques. Il est donc apparu de la maison et qu’ils les complètent par des collations de plus en plus clairement que notre société ne peut plus se achetées aux machines distributrices de l’école, ces dîners permettre d’ignorer le problème de la mauvaise alimentation comportent souvent des aliments peu nutritifs, comme les et que la responsabilité d’y mettre fin nous incombe à tous. frites, les barres de confiserie et les boissons sucrées, caractérisés par une teneur élevée en matières grasses, en De plus, la nécessité de donner un exemple convaincant sucre et en sodium. aux élèves en « joignant la parole aux actes » ne peut pas
être exagérée. Grâce à la mise en œuvre de l’activité « Quand notre conseil scolaire a mis en application les physique quotidienne (APQ), la création de partenariats normes d’alimentation en 2007, c’est parce que nous communautaires et l’application du cadre de référence savions qu’un régime sain augmenterait le niveau d’activité Fondements d’une école saine du ministère de l’Éducation, et la motivation des élèves. Les résultats de cette mesure les écoles ont commencé à adopter une approche plus ont été extraordinaires », a déclaré Roger Lawler, directeur globale de l’amélioration de la santé des élèves. En de l’enseignement au conseil scolaire catholique du district revanche, malgré la communication de messages de Waterloo. constructifs sur la santé et la priorité accordée désormais à l’activité physique, les aliments vendus actuellement en milieu scolaire contredisent souvent ce que les élèves apprennent sur la vie saine.

L’heure du changement est arrivée et elle n’a jamais été aussi opportune! Les écoles commencent à mettre en œuvre le nouveau programme-cadre d’éducation physique et santé (1re à 8e année) qui ne stipule pas seulement d’enseigner la santé, mais aussi d’apprendre aux élèves à effectuer des choix sains. Cette nouvelle politique permettra donc de mieux harmoniser le contenu de l’enseignement et les différents aliments proposés aux élèves et, ainsi, de mettre en pratique leur enseignement et d’acquérir des habitudes saines pour toute la vie.

Cette politique s’applique à tous les aliments vendus en milieu scolaire...

Cette nouvelle politique s’applique à tous les aliments et boissons vendus, à des fins scolaires, dans tous les points de vente des lieux scolaires (p. ex., cafétérias, distributeurs automatiques et kiosques à confiseries). Elle s’applique également à tous les programmes (p. ex., les programmes de repas préparés) et à toutes les activités, y compris aux ventes de pâtisseries et aux compétitions sportives.
Cette politique ne s’applique pas aux aliments et aux boissons qui : sont offerts gratuitement dans les écoles; sont apportés de la maison ou achetés en dehors des lieux scolaires; sont mis en vente pendant les sorties scolaires, en dehors des lieux scolaires; sont mis en vente dans les écoles à des fins non scolaires (p. ex., par un organisme scolaire, dans le gymnase de l’école, après les heures d’école, pour une activité non scolaire); sont vendus pour des activités de financement en dehors des lieux scolaires ou vendus dans les salles du personnel.

En vertu de cette politique, les directeurs d’école peuvent également choisir 10 journées au maximum par année scolaire (ou moins si le conseil scolaire en décide autrement), qui seront des « journées spéciales » pendant lesquelles la vente d’aliments et de boissons ne respectant pas les normes d’alimentation est autorisée.

La valeur nutritive des aliments les plus sains est la plus élevée...

Cette politique répartit les aliments et les boissons en trois catégories.
La catégorie « Vendre le plus » doit représenter au moins 80 % de tous les choix proposés aux élèves. En règle générale, la teneur en éléments nutritifs de ces aliments et boissons est supérieure et leur teneur en matières grasses, sucre et sodium inférieure (p. ex., fruits frais, congelés, en conserve ou secs, légumes et pains de céréales complètes).

La catégorie « Vendre moins » ne doit pas représenter plus de 20 % des choix proposés. La teneur de ces aliments et boissons en matières grasses, sucre et sodium est légèrement supérieure à celle de la catégorie « Vendre le plus » (p. ex., produits de charcuterie, pizzas congelées et hot dogs).
Les aliments de la catégorie « Vente non permise » sont, en règle générale, ceux qui contiennent peu ou pas d’éléments nutritifs et dont la teneur en matières grasses, sucre et sodium est élevée (p. ex., aliments frits, barres énergétiques et confiseries).
La Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles contient de plus amples renseignements sur les critères d’admissibilité des aliments..

L’aide à la mise en œuvre de cette politique est à votre portée...

Pendant tout l’hiver 2010, les équipes des conseils scolaires et les directeurs d’école seront formés par le ministère de l’Éducation à la mise en œuvre de cette nouvelle politique. De plus amples renseignements sur les modalités d’appui à sa mise en œuvre sont consultables à l’URL http://www.edu.gov.on.ca/fre/parents/healthyschools.html.

Comme pour toute nouvelle politique ou initiative, c’est le début de sa mise en œuvre qui sera l’étape la plus difficile. Il est conseillé aux conseils scolaires de solliciter l’appui des élèves, du personnel, des parents, de la communauté et des fournisseurs des services d’alimentation.

Les conseils scolaires devraient également solliciter l’appui de leurs bureaux de santé publique, à qui les Normes de santé publique de l’Ontario imposent, depuis 2008, de collaborer avec les conseils scolaires et les établissements d’enseignement élémentaire, secondaire et postsecondaire, dans le cadre d’une approche de promotion globale de la santé. Cette collaboration vise à favoriser l’élaboration et la mise en œuvre de politiques dans le domaine de la santé et la création ou la promotion de milieux positifs afin de traiter les questions de l’alimentation saine et d’autres questions de santé essentielles (dont l’activité physique, la consommation d’alcool et la lutte contre le tabagisme). Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements sur la collaboration avec vos bureaux de santé publique, consultez www.ophea.net/healthy-schools-communities/making-it­happen/step-3 (en anglais seulement).

Les écoles et les communautés peuvent également s’adresser aux sources d’information et de soutien ci dessous dans le domaine de l’alimentation saine.

Alimentation saine Ontario –grâce à cette initiative du ministère de Promotion de la santé, les écoles (ou tous ceux qui le souhaitent) peuvent communiquer au téléphone ou par courriel avec une diététiste ou un diététiste professionnel, afin d’obtenir la réponse à toutes leurs questions sur l’alimentation saine. Son site Web, www.eatrightontario.ca/DoorwayFR.aspx, contient également une mine de renseignements sur la prévention du diabète, la planification des repas et la nutrition, ainsi qu’un répertoire de recettes saines..

Menu of Choices(en anglais seulement) – cette ressource en ligne, publiée par Ophea, présente les tout derniers renseignements et dispositifs d’appui de qualité pour aider les communautés scolaires à connaître l’alimentation saine et à planifier des actions de promotion dans ce domaine. Ce site Web, www.menuofchoices.ca, qui motive les communautés scolaires dans leur ensemble à traiter les comportements alimentaires des enfants et des adolescents (du jardin d’enfants à la 12e année) de manière proactive, est ouvert à tous les éducateurs et auxpartenaires communautaires qui souhaitent motiver les élèves à s’alimenter sainement.

Programme de bonne nutrition des élèves – ce programme du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse aide les communautés à offrir des aliments nutritifs aux enfants et aux adolescents. Il favorise la croissance et le développement sains des enfants et des adolescents, grâce à l’accès universel à des collations et des repas nutritifs dans tous ses lieux de prestation afin de préparer les élèves à l’apprentissage. Le Programme est géré par les communautés. Son modèle de prestation de services est destiné à stimuler et à favoriser la participation communautaire à son élaboration et à sa mise en œuvre afin de l’adapter aux besoins des enfants, des adolescents et des familles de chaque collectivité. Le financement provincial de sa prestation est attribué à un large éventail de collaborateurs, comme les parents ou les tuteurs, les entreprises commanditaires, les agriculteurs, les organismes de bienfaisance locaux, les organismes communautaires et les municipalités. Les Lignes directrices sur la nutrition de ce programme suivent le contenu du Guide alimentaire canadien et s’appliquent aux aliments servis au plan local. Elles exposent les principes suivants aux directeurs d’école : promouvoir l’alimentation saine, préparer des aliments sains, respecter la diversité et les besoins individuels, contribuer au développement social, choisir de préférence les aliments produits en Ontario, respecter l’environnement et appliquer les pratiques de manipulation et de stockage sécuritaires des aliments. Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements sur ce programme ou télécharger un exemplaire des Lignes directrices, prière de consulter le
http://www.children.gov.on.ca/htdocs/French/topics/schoolsnacks/index.aspx

Un autre morceau du casse tête des « Écoles saines » se met en place...

La mise en œuvre obligatoire de la nouvelle Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles est prévue pour le 1er septembre 2011. D’ici à la fin de l’année scolaire 2010-2011, les conseils seront tenus de confirmer leur observation totale de cette politique. Bien que la planification de nouveaux menus et de nouveaux choix d’aliments soit un travail important, qui exige l’appui de toute la communauté scolaire, c’est, de toute évidence, un changement très salutaire.

La présence d’aliments sains dans les écoles améliorera les habitudes alimentaires et le niveau de concentration des élèves, mais aussi, et c’est peut être le point le plus important, elle leur communiquera un message convaincant, en consolidant les connaissances, les compétences et les attitudes en matière de vie saine du nouveau programme-cadre d’éducation physique et santé de l’Ontario, dictées par des initiatives telles que Fondements d’une école saine. Ce message est le suivant : les habitudes alimentaires saines sont importantes… si importantes, même, que nous sommes prêts à travailler d’arrache pied pour que toute notre communauté scolaire nous aide à adopter des choix plus sains.

Printemps 2010