Vous en êtes à vos premières armes en ÉPS? Nous sommes là pour vous aider! | Ophea.net

Vous en êtes à vos premières armes en ÉPS? Nous sommes là pour vous aider!

Mardi, Septembre 6, 2016 - 10:21

Enseignez-vous l’ÉPS pour la première fois cet automne? Il s’agit en ce moment d’une période emballante pour apprendre et renforcer vos connaissances et pour faire la promotion d’une vie saine et active auprès de vos élèves. Bien que vous ressentiez un grand enthousiasme relativement à cette nouvelle aventure, vous vous posez peut-être des questions urgentes : Par où dois-je commencer? Comment puis-je aider les élèves à se sentir inclus? Où puis-je me tourner pour obtenir du soutien?

Ophea offre les outils et les ressources dont ont besoin les enseignants afin de mettre en œuvre le programme-cadre d’ÉPS de l’Ontario de la 1re à la 12e année. En effet, Ophea est là pour vous aider avec des plans de leçons détaillés, des ressources complémentaires, des occasions de perfectionnement professionnel et bien plus encore. En plus de posséder des outils et des ressources de qualité, il est important d’assumer pleinement votre rôle en demeurant positif, en renforçant votre confiance et en ayant du plaisir!

Cet article offre des renseignements et des conseils relativement à la planification pour vous permettre de commencer du bon pied et de rester motivé tout au long de l’année scolaire.

Mettez en place le gymnase pour favoriser le succès

Comme l’explique Andrea Häefele, enseignante en ÉPS au Highgate Public School à Markham en Ontario, « Je crois que pour plusieurs enseignants généralistes, le gymnase peut être un endroit très intimidant. Vous êtes mis à découvert. Vous ne pouvez pas rester derrière un bureau ».

Heureusement, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Un cours d’ÉPS offre aux élèves les rapprochements et le confort dont ils ont besoin pour bien réussir dans leur apprentissage. « J’aime planifier mon semestre selon une vue d’ensemble», explique Petja Taivassalo, responsable en matière d’ÉPS à l’école secondaire Langstaff à Richmond Hill en Ontario. M. Petja suggère que les enseignants effectuent une réflexion sur ce qu’ils veulent accomplir au cours du semestre. « Dans mon cas, mes objectifs pédagogiques sont fondés sur le programme-cadre, les besoins et les champs d’intérêt des élèves ainsi que sur la communauté, ce qui contribue à mon plan d’ensemble. »

Plus concrètement, Brenda Whitteker, une enseignante du secondaire à la retraite, souligne que « vous devrez faire la même bonne planification que vous faites déjà en classe et vous utiliserez la même structure de leçon. La mise en situation, l’action, la consolidation, ainsi qu’un échauffement et un retour au calme ». De bien des façons, un gymnase bien géré devrait ressembler à une salle de classe. Comme l’explique Mme Häefele, « Si vous entrez dans mon gymnase, vous verrez des affiches et des grilles d’évaluation sur les murs. Les enfants savent où aller pour trouver un partenaire. Tout est bien planifié et s’effectue de manière ordonnée, comme cela devrait l’être en classe ».

La planification de leçons : donnez un but à chaque activité.

La différence la plus importante entre la salle de classe et le gymnase est que vous garderez les élèves actifs pendant le plus de temps possible tout au long du cours, et que la sécurité est une priorité. Et même si l’aspect actif de l’ÉPS requiert une planification différente à certains égards (c.-à-d. s’assurer d’avoir le bon matériel ou équipement, planifier l’évaluation et suivre les lignes directrices en matière de sécurité), on peut constater plusieurs similitudes avec la planification pour les cours en salle de classe. Mme Häefele comprend bien que les cours d’éducation physique et santé n’existent pas seulement pour jouer et avoir du plaisir. Elle explique, « Il y a des attentes dans le programme-cadre que nous sommes chargés de suivre ». Pour la même raison qu’un enseignant de français ne donnerait pas un livre aux élèves en leur disant tout simplement de le lire, les activités dans le gymnase devraient avoir un but et des objectifs d’apprentissage précis. Par exemple, bien que les élèves soient actifs et aient du plaisir à jouer au baseball avec poulet en caoutchouc, ils apprennent également d’importantes habiletés motrices fondamentales (telles que courir et recevoir un objet) qui peuvent être transférées à d’autres jeux et des concepts associés à un mode de vie actif (tels que la participation et la bonne forme physique), en plus d’acquérir des habiletés de vie comme la communication et le travail d’équipe.

L’évaluation : assurez-vous qu’elle s’effectue sur une base continue !

Comme c’est le cas pour tous les autres sujets, l’évaluation en ÉPS devrait être basée sur les attentes et les contenus d’apprentissage du programme-cadre et devrait avoir lieu avant, pendant et après les activités. Comme l’explique Mme Häefele, « Les élèves devraient avoir des occasions de faire des prédictions. Que se passerait-il s’ils jouaient au même jeu, mais avec une pièce d’équipement différente ou s’ils changeaient la superficie de l’aire de jeu? »

Une façon populaire de faire une évaluation comprend l’enregistrement vidéo du jeu et son visionnement par les élèves pour qu’ils puissent analyser et expliquer leurs mouvements et leurs stratégies. « Nos élèves adorent les technologies. Alors, pourquoi ne pas mettre à profit cet intérêt? L’enregistrement vidéo est une excellente façon pour moi de saisir le moment. Je ne peux pas être partout en même temps; alors, en enseignant aux élèves la façon de s’enregistrer les uns les autres, ils peuvent immortaliser leurs réalisations », explique M. Taivassalo. Selon lui, la rétroaction que l’on peut obtenir grâce aux enregistrements vidéo donne un grand coup de pouce aux élèves pour qu’ils puissent s’évaluer et évaluer leurs pairs, et c’est aussi un excellent outil pour communiquer avec les parents et les tuteurs. M. Taivassalo ajoute qu’il « est essentiel d’établir un lien; montrer aux élèves une photo d’eux, ou montrer aux parents une vidéo de leur enfant en pleine action est une excellente façon pour tous d’apprendre ». Le plus important est de garder à l’esprit que puisque l’évaluation en ÉPS est fondée en grande partie sur l’observation, il faut donner aux élèves beaucoup de rétroaction descriptive et leur accorder plusieurs occasions de démonter leurs connaissances et leurs habiletés.

La sécurité émotionnelle : établissez des règles de base et assurez-vous d’inclure tous les élèves.

Le programme-cadre d’ÉPS pour les écoles élémentaires utilise une approche axée sur l’acquisition et le renforcement d’habiletés, qui aide les élèves à se sentir à l’aise, en sécurité et inclus dans le gymnase. En établissant des règles de base strictes, les enseignants peuvent renforcer ces sentiments de sécurité chez les élèves. « La sécurité émotionnelle est tellement importante », de dire Mme Häefele. Après tout, si les élèves se sentent intimidés ou en péril dans les cours d’ÉPS, ils sont moins susceptibles de prendre plaisir à faire de l’activité physique et de mener une vie active à l’extérieur de l’école. « Vous devez songer à la façon dont vous organisez les activités pour qu’elles ne soient pas intimidantes et pour que tous les élèves puissent y participer », conseille Mme Häefele. C’est ce qu’elle appelle « donner des choix et une voix aux élèves ». Y a-t-il des façons dont les élèves peuvent modifier les activités pour qu’ils puissent s’amuser et réussir tout en atteignant les objectifs d’apprentissage? Par exemple, pourraient-ils essayer de jouer au ballon-borden avec des raquettes ou avec un ballon qui n’a pas une texture lisse… ou bien jouer au volleyball avec un ballon de plage? En apportant des modifications à des activités, il est possible de créer des activités inclusives, pertinentes pour les élèves et qui conviennent à divers niveaux d’aptitudes.

Mme Whitteker, quant à elle, conseille d’éviter les jeux où les élèves perdants sont éliminés. Ces jeux laissent certains élèves avec le sentiment d’être exclus, et lorsqu’un élève est éliminé, il n’est plus actif. Et bien souvent, ce sont les élèves éliminés qui bénéficieraient le plus de participer à l’activité et de s’entraîner. Les activités en petits groupes sont souvent bénéfiques, et ce, particulièrement pour les élèves qui sont réticents à participer. Cependant, ce qui est peut-être le plus important, ce sont les règles de base que vous établissez. Comme l’exprime avec regret Mme Häefele, « C’est un cours dans lequel il peut y avoir des cas d’intimidation ». En raison de la nature du sujet, où les élèves changent de tenue vestimentaire dans les vestiaires sans supervision immédiate des enseignants et font l’acquisition de nouvelles habiletés devant les autres, certains élèves peuvent être vulnérables.

« Je mets beaucoup d’efforts à créer un programme reposant sur une culture de sécurité émotionnelle. Donc, peu importe l’environnement physique ou la personne enseignant le cours, mes élèves se sentent en sécurité et ils se font confiance les uns les autres » ajoute M. Taivassalo.

Vous devez expliquer clairement aux élèves dès la première journée de classe, et sur une base continue, qu’ils doivent s’appuyer les uns sur les autres, que les remarques dénigrantes et humiliantes ne seront pas tolérées, et qu’en tant qu’enseignant, vous assumerez un rôle actif pour assurer que le gymnase est un milieu d’apprentissage sécuritaire, inclusif et respectueux.

(Consultez la ressource d’Ophea Il s’agit d’ÉPS pour télécharger une affiche et une vidéo sur le principe fondamental de la sécurité physique et émotionnelle.) 

Jouer de façon sécuritaire : assurez-vous de connaître les Lignes directrices de sécurité en éducation physique de l'Ontario et de votre conseil scolaire.

Bien entendu, lorsque les élèves sont actifs, la sécurité physique est d’une importance capitale. Tous les enseignants devraient passer en revue et se familiariser avec les Normes de sécurité de l’Ontario pour l’activité physique en éducation énonçant les normes minimales obligatoires que doivent respecter les conseils scolaires pour la gestion des risques associés aux activités physiques et sportives. Selon Mme Häefele, « les enseignants devraient discuter avec la direction de leur école afin de connaître les politiques de leur conseil scolaire. Parfois, certaines directions d’école ou certains conseils scolaires modifient les lignes directrices afin de renforcer les normes de sécurité. Par exemple, certains conseils scolaires interdisent le ski ou obligent le port de lunettes de ski bien que cela ne fasse pas partie des Lignes directrices sur la sécurité en éducation physique de l’Ontario ».

Il y a également l’éducation en matière de santé.

Le domaine d’étude Vie saine est un élément essentiel du programme-cadre d’éducation physique et santé de l’Ontario. Certains enseignants sont plus à l’aise avec cette partie du programme-cadre, car elle peut être enseignée dans l’environnement plus connu qu’est la salle de classe. Cependant, pour certains enseignants, cette partie du programme-cadre apporte son propre lot de nouveaux défis. Ce sujet aide les élèves à acquérir une compréhension des facteurs qui contribuent à un développement sain et un sens de la responsabilité personnelle leur permettant de mener une vie saine et de développer un respect pour leur santé et leur corps la vie durant. Plusieurs enseignants intègrent efficacement les principales idées du domaine d’étude Vie saine du programme-cadre aux attentes et contenus d’apprentissage des programmes-cadres d’Éducation artistique et de Français. Certains enseignants établissent des rapprochements actifs en intégrant l’apprentissage à des activités se déroulant dans le gymnase (p. ex., en jouant au chat de façon modifiée c.-à-d., les élèves donnent des exemples d’aliments des divers groupes alimentaires lorsqu’ils sont touchés, une activité créée en combinant un objectif de l’activité physique avec une composante de la santé associée à une bonne condition physique).

L’enseignement de certains sujets du domaine d’étude Vie saine peut poser des défis en raison de leur caractère personnel et de leurs liens aux valeurs familiales, religieuses ou culturelles. Il est important, voire essentiel, d’aborder ces sujets avec sensibilité et attention dans un contexte de respect mutuel. Ophea offre aux enseignants un nombre de ressources pour les soutenir dans l’enseignement de divers sujets délicats comme les Ressources d’appui au programme-cadre d’ÉPS : 1re à 8e année, comprenant des plans de leçons portant sur le développement et la santé sexuelle, et le guide Approches à l’enseignement d’une vie saine — Un guide pour le secondaire.

Êtes-vous encore incertain de la façon de procéder ?

Le site Web Carrefour pédagogique offre des programmes et des services pour vous appuyer. Le site comprend tout ce dont ont besoin les enseignants pour aider les enfants et les jeunes à mener une vie saine et active. Comme l’explique Mme Whitteker, « Il y a des milliers de plans de leçons, d’activités, de guides pédagogiques, d’outils et de gabarits à votre disposition, qui comprennent tout ce que vous devez prendre en compte. Les enseignants pourraient suivre ces ressources et planifier une année complète d’éducation physique et santé. Ensuite, après s’être familiarisés avec celles-ci, ils pourraient commencer à les adapter pour mieux répondre aux besoins de leur classe ». Et si vous souhaitez obtenir un peu plus d’aide, renseignez-vous au sujet des occasions de perfectionnement professionnel (incluant des webinaires) offertes par Ophea.

N’oubliez pas : l’activité physique doit être amusante !

Avec un peu de préparation et de planification, vous enseignerez rapidement l’ÉPS avec confiance tout en vous amusant avec vos élèves. Comme nous le rappelle Mme Whitteker, « En général, les enfants aiment aller au gymnase ». Bref, votre rôle principal est de renforcer le plaisir des élèves qui aiment déjà faire de l’activité physique et d’inspirer les autres à y prendre goût. Comme le dit Mme Whitteker en guise de conclusion, « Avec la détérioration que l’on peut constater dans l’état de santé des enfants à l’heure actuelle, nous devons plus que jamais appuyer, encourager et favoriser un amour pour l’activité physique chez les enfants et les jeunes ».