Pleins feux sur un enseignant en novembre : Pascale Vandenhaak | Ophea.net

Pleins feux sur un enseignant en novembre : Pascale Vandenhaak

Vendredi, Novembre 24, 2017 - 10:37

Ophea est fier de vous présenter une série de billets mettant en vedette des enseignants ou des enseignantes qui sont des leaders en matière d’éducation physique et santé. Ils y répondent à des questions et proposent des idées, des conseils et des ressources.
Ce billet propose des idées concrètes et inspirantes pour l’enseignement de l’éducation physique et santé (ÉPS) à l’élémentaire.

Questions-réponses avec Pascale Vandenhaak

1. À quelles années d’études enseignez-vous principalement ? J’enseigne aux élèves de la maternelle à la sixième année.

2. Depuis combien de temps enseignez-vous l’éducation physique et santé (ÉPS) ? Cette année marque ma 24e année d’enseignement, dont 21 ont inclus l’enseignement de l’ÉPS.

3. Pourquoi souhaitiez-vous enseigner l’ÉPS ?

Comme élève, l’éducation physique était un de mes cours préférés bien que le programme fût livré par mes titulaires de classe à l’élémentaire. Quand j’étais en 8e année, on a eu un stagiaire qui étudiait en éducation physique à l’Université d’Ottawa. Je venais de réaliser que l’éducation physique fut un véritable domaine d’études post-secondaire. Venant d’une famille où mes deux parents étaient enseignants, j’avais déjà commencé à penser à l’enseignement. Mais là, l’enseignement de l’éducation physique était devenu mon objectif.
Au secondaire, j’ai un excellent prof en éducation physique et entraîneur d’athlétisme qui avait même un doctorat en éducation physique! Sa passion pour la matière et la richesse de ses connaissances m’ont motivé davantage d’apprendre tout ce que je pouvais de lui avant d’aller poursuivre mes propres études universitaires dans le domaine d’éducation physique. Il est encore un de mes plus grands mentors.

4. Étant donné les révisions apportées à la politique sur l’activité physique quotidienne (APQ) permettant de plus courtes périodes d’APQ au cours de la journée, quelles sont certaines des stratégies que vous pourriez utiliser lors de la mise en œuvre de l’APQ ?

À mon école, nous avons lié l’activité physique à notre plan d’amélioration pour la réussite de chaque élève à l’école. Nous sommes également en train de suivre les démarches pour devenir une école saine avec l’accent mis sur l’activité physique. Ces deux initiatives assurent davantage la mise en œuvre de l’APQ chez nous. De façon intentionnelle, les enseignants et enseignantes planifient des moments pendant les longs blocs d’enseignement pour des sessions d’APQ. Le fait de pouvoir les morceler en plus petits blocs de temps les sessions rend la tâche plus faisable pour le prof et plus bénéfique pour les élèves qui peuvent avoir plus d’occasions à bouger pendant la journée.

De plus, lors des réunions du personnel ou lors de journées pédagogiques, la direction met à l’ordre du jour une pause active où des activités d’APQ sont modélisées pour non seulement faire bouger les membres du personnel, mais pour enrichir les idées de ressources possibles pour l’APQ dans leur classe. Nous sommes aussi à créer une trousse avec des ressources d’APQ dans l’école pour que les titulaires aient recours à une variété d’idées d’activités. Celles-ci comprennent, entre autres, On bouge! – du Conseil scolaire Viamonde, les 50 cartes d’activités physiques d’Ophea, Activitête – d’Ophea, Tout le monde bouge – de Cira, En mouvement! l’APQ inspirée de la culture des premières nations – d’Ophea. Nous avons aussi une communauté sur l’environnement d’apprentissage virtuel (EAV) du Conseil scolaire Viamonde pour l’éducation physique où se trouvent également plusieurs liens et ressources pour l’APQ.

Dans mes cours d’éducation physique, les résultats d’apprentissages affichés comprennent souvent l’élément de participation active aux activités physiques. Les élèves et moi coconstruisons les critères d’évaluations afin que tous soient capables de s’autosurveiller. Les élèves connaissent bien les détails à observer afin de noter ce qui est réussi et ce qui est à améliorer peu importe l’activité à laquelle ils et elles participent. Je demande souvent aux élèves comment ils se sentent avant, pendant et après une activité d’intensité modérée à vigoureuse. Le plus que les élèves remarquent et ressentent eux-mêmes les bienfaits de l’exercice et participent au processus d’évaluation, plus qu’ils et elles s’engagent et cheminent comme apprenants. C’est important que les élèves comprennent pourquoi ils doivent être plus actifs et comment le réussir.

5. Quelles sont certaines des activités que vous utilisez pour mettre en œuvre l’APQ au cours de la journée ? Avez-vous des idées pour faciliter sa mise en œuvre ?

Dans les corridors de l’école, nous avons placé des autocollants afin de créer un Corridor actif avec les ressources d’Ever Active. Les élèves les utilisent de façon créative en variant les moyens de locomotions tout en allant porter quelque chose au bureau, ou en se rendant aux salles de toilettes, par exemple. Ça devient une petite pause énergisante. Certains enseignants et enseignantes les ont aussi intégrés à une leçon pour renforcir ou consolider des liens à leurs curriculums.
À la Conférence Ophea cet automne, je suis allée à un atelier fort intéressant qui favorisait une approche basée sur le mouvement pour l’autorégulation. L’animatrice, Erin Byron encourage l’utilisation d’un mot ‘secret’ pour recevoir une pause active ou une collation active. Par exemple, l’enseignant ou enseignante choisit un mot, disons ‘résultat’. Lorsqu’il ou elle dit ce mot pendant une leçon, l’élève qui le remarque dit « mot secret ». Au prochain moment propice à prendre une telle courte pause, tous les élèves peuvent se lever et bouger. Les adaptions à cette stratégie sont nombreuses. J’adore bien cette idée. Essayez-la!

Pendant mes cours d’éducation physique ou de santé, j’aime beaucoup intégrer le style d’activé de Mission possible où il faut faire une série d’activités physiques ou d’exercices de conditionnement, peu importe l’ordre dans lequel elles sont énumérées. C’est aussi un beau moment pour incorporer l’inclusion en assurant que tous les membres du groupe se déplacent ensemble d’une station à l’autre tout en ayant une variété de matériel et d’activités dans la liste. J’ai souvent recours à des activités comme la Course aux cartes avec un jeu de cartes et soit des exercices liés soit à la figure ou à la couleur de la carte et où le nombre indique la répétition à exécuter. Selon la saison ou les fêtes culturelles pendant l’année, j’aime aussi m’inspirer des circuits de stations avec des exercices, des pas de danse ou des mouvements qui ont un lien avec le thème. Il y a beaucoup d’exemples de ce genre d’activités dans le Carrefour pédagogique d’Ophea ainsi que dans les nombreuses ressources que nous avons placé dans notre trousse APQ à l’école (voir réponse à la question #4). Il ne faut pas oublier le simple jeu de chat ou de tag – toujours un des préférés de mes élèves!

6. Quels sont les bienfaits de l’APQ pour les élèves, les enseignants et les administrateurs ?

Oh là, là - ici, je pourrais en écrire un roman! Les recherches débordent de statistiques sur les bienfaits. Chez l’élève, les liens entre l’activité physique et une meilleure santé physique et mentale sont publiés à gauche et à droite. Un élève plus actif que sédentaire va se sentir bien physiquement, aura plus d’énergie et aura un sentiment plus joyeux et/ou paisible par exemple. Il ou elle aura également plus de succès à se concentrer, à rester à la tâche et saura démontrer de meilleurs résultats académiques à court terme et à la longue.
Une fois la routine d’APQ bien installée en classe, les enseignants devraient remarquer un meilleur engagement pendant les leçons et une meilleure productivité de la part de l’élève.

7. Nommez une chose qui vous rend enthousiaste cette année et qui vous permettra d’aider les élèves à développer leur savoir-faire physique.

Le fait de s’engager comme école à devenir une école saine avec l’accent mis sur l’activité physique, je me sens rassurée que les élèves auront encore plus d’occasions cette année à être actives et actifs. C’est motivant de travailler auprès de tous mes collègues envers ce but collectif. Si l’on fournit plus d’occasions aux élèves à être actives et actifs dans une gamme d’activités physiques, plus ils et elles seront en mesure de bouger avec plus d’aisance et de confiance. Les discussions qui en découleront feront en sorte que les élèves acquièrent plus de connaissances qui leur permettront de faire des choix sains pour qu’ils et elles soient bien!

8. Quels sont certains des outils et certaines des ressources en matière d’APQ et d’ÉPS que vous utilisez fréquemment et que vous recommanderiez ?

Le matériel physique que j’utilise le plus souvent pour mon APQ et mon ÉPS comprend les items suivants :cordes à sauter, échelle d’agilité, jeu de cartes, dés, lignes de vinyle pour marquer une place ou délimiter un espace,quelques nouilles de piscine,de la musique énergisante – bien sûr! des marqueurs, du ruban adhésif et du papier. Je peux utiliser ce matériel n’importe où – au gymnase, dans les corridors, dans un local ou dehors.

Les ressources auxquelles j’ai le plus souvent recours seraient parmi les suivantes : affiches Il s’agit d’ÉPS – d’Ophea sur les principes fondamentaux, outils d’évaluations dans les Ressources d’appui du carrefour pédagogique, de nombreuses activités sur le site de Récréagir – d’Ophea pour activités d’apprendre et comprendre par le jeux (ACpJ), Cours, sinon je vais t’attraper – de CIRA (en anglais), Bang for your Buck – de CIRA, 50 cartes d’activités et Cartes de l’alphabet du yoga – d’Ophea, sans oublier Pinterest!

Avez-vous des conseils ou des recommandations que vous aimeriez communiquer aux enseignants d’ÉPS ? Faites-nous-en part (@OpheaCanada) en utilisant le mot-clic #OpheaHPEtips.